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Résumé



Résumé

ECOUTER , COMPRENDRE , AGIR

La santé, la place de l'individu au sein des organisations du travail sont au centre des préoccupations d'un nombre croissant de salariés. Le CHSCT est un outil pour les salariés comme pour le syndicat, c'est pourquoi nous avons regroupé sur un site Internet les différents champs d'actions et de compétences. L'intervention syndicale est indispensable pour regagner le respect, la dignité, l'égalité, la reconnaissance de la personne au travail. Notre réflexion porte également sur l’élaboration de stratégies d’actions face aux violences du travail et au harcèlement moral, entamée avec les chercheurs dans le cadre de l’ISERES (ancien Institut Syndical d’Études Recherches Économiques et Sociales de la CGT). Elle se poursuit, depuis, sous d’autres formes, notamment dans le cadre des travaux de l’activité « Travail » de la Confédération et de la mise en œuvre du Projet confédéral « Pour une politique de Santé publique par l’intervention des salariés sur leur travail ! » adopté le 17 mars 2005 par la Direction Confédérale. Des initiatives de Recherches/Actions sont également menées dans le cadre de l’IRES (Institut de Recherche Économique et Sociale) avec le laboratoire CERTOP (Centre d’Étude et de Recherche sur le Travail, l’Organisation et le Pouvoir) du CNRS, dirigé par Gilbert De TERSSAC, ainsi, par ailleurs, que du laboratoire de Psycho dynamique du travail du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) dirigé par Christophe DEJOURS.

- Les liens étroits de la CGT, son histoire avec les milieux culturels sont un héritage précieux. C'est pourquoi nous pensons que la créativité de chacun et chacune doit être valorisée à travers nos pratiques syndicales, comme par exemple : la CGT à UZESTE Musical.Visage,village des arts à l'œuvre.

- Enfin, ce site n'aurait pu voir le jour sans la presse de la CGT (notamment la NVO,OPTIONS).



RENCONTRES SANTÉ 2010 : BIEN - ÊTRE ET SANTÉ AU TRAVAIL
• Discours d’ouverture de Gilles ROUSSAUX, président de l’Union des Mutuelles de France Haute-Savoie.
• La santé au travail : quels enjeux de santé publique ? Dr Omar BRIXI, médecin de santé publique, membre du conseil scientifique du fonds de prévention.
• Qu’est-ce que le travail ? - Qu’est-ce que la santé ? Quels enjeux pour les salariés ? Serge DUFOUR - ALIAVOX
• État des lieux de la santé des territoriaux. Nadim FARES, coordinateur du Fonds de prévention de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales .
• L’insaisissable mal-être au travail dans la fonction publique territoriale. Gilbert DE TERSSAC, directeur de recherche du Centre d’étude et de recherche Travail, Organisation, Pouvoir (CERTOP) – CNRS – Toulouse II.
• Table ronde /débat interactif avec Philippe DAVEZIES, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail,Université Claude Bernard Lyon I ; Philippe BOUVIER, membre du collectif Santé au travail CGT ; Serge DUFOUR ; Antoine FATIGA syndicaliste CGT cheminots ; Gilbert DE TERSSAC ; Dr Brigitte FONT-LE-BRET, psychiatre, spécialisée dans l’accueil des salariés en souffrance, membre de l’observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom.
• Journée animée par le journaliste Dominique DURAND - 4 mai 2010 - Centre des congrès - AIX-LES-BAINS 


RE-CREER LE TRAVAIL
"...La seule manière de défendre son travail c’est aussi de l’attaquer. Faisons-le ensemble. Au nom du travail. C’est un signe de santé. Soyons au rendez-vous."
Yves CLOT, Professeur de Psychologie du Travail au CNAM. Intervention aux États généraux de la Culture.Théâtre de la Commune, Aubervilliers, 15 Novembre 2004.



LE TRAVAIL A CŒUR
Titulaire de la chaire de psychologie du travail du Cnam, directeur du centre de recherche sur le travail et le développement, le psychologue du travail  Yves Clot a consacré plusieurs ouvrages à la question du travail. Son dernier livre Le Travail à Coeur s’adresse, entre autres, au syndicalisme. Porté par l’urgence et l’exigence de l’action dans un contexte où les « maladies du travail » explosent.
Dominique Martinez - NVO - 16 juillet 2010



TRAVAIL = BIEN-ÊTRE OU MAL-ÊTRE ? (VIDÉO)
      
Yves CLOT - Professeur de Psychologie du Travail au CNAM
La liberté de l'esprit - Conférences et débats à Quimper - 13 mai 2013



MALAISES ORGANISATIONNELS : PLACE, PLAINTE ET PENTE DANGEREUSE      
Quand les choix ou les décisions d’organisation sont imposés sans aucun dialogue, quand le débat sur les orientations du service est étouffé, quand la hiérarchie avance des valeurs qu’elle ne respecte pas, quand les règles sont sans cesses contredites par des applications discutables, on a à faire une organisation blessante. Quand l’individu ne peut plus faire son travail correctement ni rendre le service que le public attend, quand sa place est remise en cause du fait de réorganisations sans qu’il ait pu se préparer à changer, quand il ne peux plus communiquer avec sa hiérarchie pour faire reconnaître son travail, quand ses repères s’en vont du fait de la remise en cause des collectifs, alors on a à faire à des blessures organisationnelles. Le malaise organisationnel est le produit de la rencontre entre l’organisation blessante qui entoure les activités et les blessures organisationnelles que présente le sujet. C’est ce qui ressort de deux ans de recherche dans la fonction publique territoriale.
Gilbert DE TERSSAC - Sociologue, directeur de recherches au CERTOP-CNRS - UMR 5044 du CNRS,Université Toulouse 2 - Sous presse, Nouvelle Revue du Travail N°3, Septembre 2013



COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ( le blog d'Anicet Le PORS)


LES DERNIERES PARUTIONS SUR LE SITE - FEVRIER 2017      


ANALYSE ET PRÉVENTION : ENTRE CHOIX D'ORGANISATION ET SANTÉ DES SALARIÉS DANS LA FPT           
Au travers de cette synthèse, le lecteur prendra connaissance des éléments les plus saillants d’une étude, conduite pour le compte de la MNT (Mutuelle Nationale des Territoriaux) et de la MTH (Mutuelle des Territoriaux et Hospitaliers) concernant la problématique « Changements/Transformations/Réorganisations et Prévention des RPS » dans trois types caractéristiques de collectivités territoriales (petite collectivité, collectivité moyenne et Communauté Urbaine).Il s’agit d’analyser et de comprendre dans un contexte de changements, à l’œuvre depuis au moins 2004 dans les collectivités territoriales, qui s’accentuent et s’accélèrent depuis la réforme territoriale et davantage encore depuis la loi n°2014-58 du 27 janvier 2014, les modalités de prise en charge de la prévention des risques psychosociaux (RPS) ou plus précisément des risques sociaux organisationnels (RSO) d’altération de la santé des agents, et parmi eux, ceux qui exercent des fonctions d’encadrement de proximité.

L’objet de l’étude concerne les macro-changements comme les changements intercommunaux de type structurel, mais aussi les changements locaux qui sont de type fonctionnel (un projet de service par exemple).

L’un des sujets privilégiés concerne notamment la rationalisation qui permet d’articuler les logiques financière, organisationnelle et professionnelle qui président à la réalisation du service au public.Cette étude propose une analyse des pratiques de changement sur le terrain pour comprendre ce qui a marché et ce qui éventuellement n’a pas marché : en effet, on peut réussir financièrement un projet et rendre un service moins satisfaisant ou bien causer des tensions organisationnelles.

Il a été possible d’observer les divers moyens mis en œuvre pour conduire ces transformations, ou désamorcer une crise organisationnelle.
Il s’agissait de comprendre comment les enjeux de santé des personnels, à présent bien connus dans ces circonstances, peuvent être pris en compte, notamment selon les dispositions de la directive européenne 89/391 du 12 juin 1989 transposées dans le Code du Travail par la loi du 31/12/91 applicable à la Fonction Publique Territoriale selon les dispositions de l’article 3 du décret 85-603 modifié « relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale ».

Il est, dès lors, compréhensible que les changements opérés puissent constituer autant d’occasions d’engendrer des RPS/RSO que d’occasions de la mise en œuvre des modalités relatives à l’amélioration des conditions de travail et à la prévention des risques professionnels.

Cette étude, caractérisée par une immersion de ses auteurs dans les différentes collectivités, tente d’appréhender les diverses modalités auxquelles il était recouru pour conduire les changements à l’œuvre, tout en identifiant les risques et les effets sur la santé pouvant être engendrés par ces mêmes changements. Comment la hiérarchie de proximité s’en « débrouillait », parfois, il faut bien le dire, au prix de sa propre santé.

L’objectif était de dégager des principes méthodologiques d’action pour la prévention de ces risques appropriables par la hiérarchie de proximité et le management, mais aussi par tous les acteurs concernés.

Gilbert De Terssac Certop Université Toulouse Jean Jaurès
Serge Dufour Aliavox
Synthèse de la recherche - Août 2015



EXPERTISE CHSCT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE             
- Quels effets sur l'amélioration de l'organisation du travail ?
- Un outil de prévention au service de la santé des agents territoriaux ?
Intervenants :
- Gilbert de Terssac, sociologue, Directeur de Recherches Emérites au CNRS, Université Toulouse Jean Jaurès (CERTOP)
- Baptiste Giraud, Maître de conférences en science politique, laboratoire d'économie et de sociologie du travail (LEST)

Journée d'étude du 25 mai 2016 à Lyon organisée par la mutuelle MTH, le CNRS-CERTOP et le cabinet ALIAVOX.

Montage vidéo : EO Production
Musique originale : Marx Lansmark


LES DERNIERES PARUTIONS SUR LE SITE - DÉCEMBRE 2014


L'INDIVIDUALISATION DU RAPPORT AU TRAVAIL : UN DÉFI POUR LE SYNDICALISME     
La souffrance au travail n’est pas un phénomène nouveau. Mais, alors qu’elle était auparavant traditionnellement associée au travail ouvrier, ses manifestations se sont multipliées, sous des formes extrêmement individualisées, dans toutes les catégories professionnelles et dans tous les secteurs du monde du travail. Cette évolution témoigne de l’apparition, au sein des organisations du travail, de nouvelles contradictions qui génèrent de nouvelles difficultés, mais qui ouvrent aussi de nouvelles perspectives pour l’action. Dans les lignes qui suivent, nous envisagerons tout d’abord les transformations de l’organisation du travail et la façon dont elles induisent une individualisation du rapport au travail. Nous évoquerons, d’autre part, le fait que le salarié a d’autant plus de difficultés à exprimer les enjeux de son activité qu’il est plus isolé. Cela nous permettra de cerner les conséquences très négatives, au niveau individuel comme au niveau collectif, de la difficulté qu’éprouvent les salariés pour exprimer et défendre les normes et les valeurs qui sous-tendent leur engagement dans le travail. Nous terminerons avec lesenseignements de plusieurs recherches-actions sur la contribution que peut apporter le syndicalisme pour reconstruire des capacités collectives d’expression et d’affirmation de l’autorité que confère l’expérience du travail.
Philippe DAVEZIES est enseignant-chercheur en médecine et santé au travail à l’Université Claude Bernard Lyon 1.
ETUI Policy Brief Politiques économiques, sociales et de l’emploi en Europe – N°3/2014

EXPERTS AGRÉES CHSCT       

Arrêté du 24 décembre 2014 portant agrément des experts auxquels le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail peut faire appel.

RENCONTRE SUR LA TRANSFORMATION DU TRAVAIL - Retours d’’expériences       
"Quand on dit transformer le travail pour transformer la société, c’est de cela dont il s’agit, avec cette volonté-là. On vous a distribué un petit fascicule d’une soirée que l’on a faite ici, l’année dernière en préparant le congrès, sur un livre de Bruno Trentin, avec cette idée que l’organisation scientifique du travail, telle qu’elle est mise en place actuellement, depuis plus d’un siècle, n’est jamais remise en cause pas même débattue. Il faut absolument mener le débat politique sur l’organisation du travail. Aujourd’hui, on ne peut pas en rester à cette organisation qui est sanctifiée, qui est déifiée et qui n’est malheureusement jamais débattue ni dans les syndicats ni dans l’entreprise, ni même par les partis politiques."
LA CGT - Jeudi 27 mars 2014

TRANSFORMER LE TRAVAIL      
Le 27 mars 2014, une journée de témoignages et de travail était organisée au siège de la confédération sur le thème : « Transformer le travail ». Ce n’est pas la première fois que la CGT aborde ce thème, Alain Alphon- Layre déroule l’historique de la démarche de la CGT sur la question du travail et l’objectif que s’est donné la CGT de le transformer. La NVO avait édité en 2005 un numéro Théma sur le sujet. L’heure était venue d’entendre les témoignages des syndicats qui s’étaient attelés au problème. La journée fut passionnante. Une diversité d’expériences qui ont révélé le souci de traiter les questions liées au travail au plus près du vécu des salariés. Ce qui, parfois, constituait une approche nouvelle pour les syndicats. Pour les salariés aussi, plus préoccupés, et cela peut parfaitement se comprendre, de leur salaire et de leur conditions de travail dégradées. Mais la dynamique est lancée dans nombre d’entreprises et les résultats sont tout à la fois étonnants et encourageants. Il s’agit maintenant de multiplier les initiatives. Ce numéro du Peuple, illustré par des reportages photographiques sur les situations de travail, veut y contribuer.
LE PEUPLE - Organe officiel de la CGT - Bimestriel N° 1718 - mai 2014

LE TRAVAIL DES TERRITORIAUX EN BALLOTAGE PERMANENT
       
Les fonctionnaires municipaux sont régulièrement confrontés à des changements et décisions politiques qui font peu de cas de leurs conditions de travail ou de leur activité réelle. Une source de souffrance et de stress. Avoir des élus politiques comme employeurs n'est pas de tout repos. Dans les collectivités locales, notamment au niveau municipal, les conditions de travail des agents dépendent étroitement des choix opérés par les exécutifs politiques. Or ces derniers changent, parfois brutalement, notamment suite aux scrutins électoraux. Un facteur d'instabilité qui, ajouté aux réformes en cours, peut peser sur la santé des agents territoriaux. Faut-il y voir la source du taux d'absentéisme important constaté dans la fonction publique territoriale ? Certes, ce dernier est sujet à caution, car généralement mesuré par des opérateurs peu objectifs, comme les assureurs ou la fondation Ifrap, un think tank ultralibéral.
Rozenn LE SAINT - Santé & Travail n° 087 - juillet 2014

LE LEST RÉALISE UN FILM SUR LES "RISQUES PSYCHOSOCIAUX"       
"Destiné autant aux professionnels et acteurs de la santé au travail qu’à un public de non spécialistes, ce documentaire de 60 minutes se veut une introduction à la fois pédagogique et vivante à la thématique des « RPS ». Dans une première partie est reconstituée l’histoire de l’émergence des enjeux de santé mentale au travail dans l’espace public au cours des 20 dernières années. Du « stress » aux « RPS » en passant par la « souffrance » et le « harcèlement », les mots qui désignent les maux du travail ont une grande importance. Ils sont en effet associés à des disciplines scientifiques et à des orientations pratiques bien distinctes en matière de prévention des atteintes à la santé. Ce sont ces orientations pratiques et les acteurs qui les portent qui sont au cœur des seconde et troisième parties. Les questions du travail et de son organisation sont privilégiées en tant que cibles d’une prévention qui vise principalement les sources des « RPS », vus non pas comme ensemble de « facteurs de risques » présents dans l’environnement du travailleur, mais comme symptômes de difficultés générées au sein-même de l’organisation du travail et de l’activité professionnelle."
LEST Laboratoire d’économie et de Sociologie du Travail UMR 7317 - 2014

LES CHSCT AU MILIEU DU GUÉ - Trente-trois propositions en faveur d’une instance de représentation du personnel dédiée à la protection de la santé au travail      
"Que dit ce rapport ? Pierre-Yves Verkindt y réaffirme la nécessité d’avoir une véritable instance délibérant sur les questions de santé et de conditions de travail, rejetant notamment l’idée d’une fusion avec le comité d’entreprise. Il propose également une élection directe de ses membres. Le rapport veut faire du CHSCT un lieu de délibération et de discussion sur le travail réel « où se construisent des actions en faveur de l’amélioration des conditions de travail et la préservation corrélative de la santé des travailleurs ». Il suggère la mise à disposition des moyens supplémentaires (local, crédit d’heures supplémentaire), ainsi que des nouvelles règles de fonctionnement sur l’ordre du jour ou encore de nouvelles consultations obligatoires. Plusieurs propositions sont consacrées à l’élargissement de l’horizon du CHSCT au-delà du seul critère du contrat de travail, « sans pour autant conduire à intervenir sur des terrains qui sont sans lien avec le travail ». Le rapport invite à privilégier, au niveau des branches, des expérimentations sectorielles ou territoriales de formes simplifiées d’institutions représentatives du personnel « en y incluant la spécialisation d’élus sur la santé et les conditions du travail ». Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les délégués du personnel pourraient ainsi exercer les missions du CHSCT en bénéficiant d’un droit à la formation et d’un complément d’heures de délégation.
Pierre-Yves Verkindt s’est enfin attaché à apporter des réponses pour les salariés des entreprises sous-traitantes. Il propose une information réciproque des CHSCT des entreprises contractantes, et sa formalisation dans le contrat servant de base à la sous-traitance. Au total, 33 propositions sont énoncées. Que va-t-il en rester ?" - Eric BERGER - Revue Santé & Travail
Rapport à Monsieur le Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social - Le 28 février 2014 - P.Y. VERKINDT Professeur à l’Ecole de droit de la Sorbonne

HOMMAGE À JACQUES DURAFFOURG      
"Lorsque nous avons rendu les résultats de l’intervention à la CFDT, nous avons vu la section se scinder en deux, certains disaient « c’est tellement horrible qu’il ne faut surtout pas y toucher » et d’autres disaient « oui c’est vrai que c’est horrible mais en attendant elles ont mal au cou, aux fesses, il faut qu’on modifie les choses ». Ils se sont tournés vers nous et nous leur avons fait la réponse suivante « Nous, on a montré que c’était complexe, on ne peut pas vous donner une réponse, les stratégies d’action c’est votre responsabilité ». Cela m’a interrogé et j’ai commencé à travailler cette question : à quoi sert l’ergonomie ? Si la réponse s’arrête à dire « débrouillez-vous avec les stratégies d’action »."
Bulletin de la SELF n°152 - 25 - décembre 2008

SANTÉ AU TRAVAIL, SANTÉ DU TRAVAIL       
"En effet il ne s’agira plus de faire dialoguer et travailler ensemble des spécialistes des problèmes de sécurité et de santé à partir d’une impulsion extérieure aux situations de travail, mais de permettre aux salariés de les convoquer de l’intérieur de celles-ci à partir de leur activité individuelle et collective de travail, pour intervenir du point de vue de leur sécurité et de leur santé."
Jacques DURAFFOURG - Texte de communication aux Assises de la prévention ; Prévention et transformation du travail, du 21 novembre 2003 au Conseil Régional à Marseille.

LE CONTRÔLE DES RÈGLES EN SANTÉ-SÉCURITÉ AU TRAVAIL DANS LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES      
Depuis les années 1980, les fonctions publiques d'État et territoriales sont assujetties à la 4éme partie « santé et sécurité au travail » du code du travail. Cependant, les obligations qui leur incombent en matière d'organisation et de structures de prévention sont différentes de celles des employeurs privés. Les auteurs présentent l'évolution du dispositif parisien de contrôle des règles en santé-sécurité au travail dans son contexte juridique et de s'interroger sur ses limites.
Les cahiers de la fonction publique - n° 339, 2013/12 - CATALA (Sylvie), BOULISSIERE (Christian), COURTOIS (Yves)

SUBIR UN COMPORTEMENT HOSTILE DANS LE CADRE DU TRAVAIL : plus de 20 % des salariés s’estiment concernés       

En 2010, d’après l’enquête Sumer, 22 % des salariés déclarent que dans le cadre de leur travail, ils sont confrontés systématiquement à un ou des comportements hostiles. Ceux-ci peuvent
prendre la forme de marques de mépris (plus souvent évoquées par les femmes), de dénis de reconnaissance du travail (davantage cités par les hommes) ou, plus rarement, d’atteintes dégradantes. Ils émanent le plus souvent de personnes appartenant au collectif de travail (collègues ou hiérarchie). Les employés de commerce et de services, les fonctionnaires et agents à statut, les jeunes et les salariés étrangers ressortissants de pays hors de l’Union européenne se déclarent plus souvent touchés que la moyenne. Les comportements hostiles apparaissent plus fréquents quand l’organisation du travail est marquée par des horaires atypiques ou par des dysfonctionnements, en particulier le manque de moyens pour effectuer correctement son travail et le manque d’autonomie. Les salariés concernés par ces comportements se déclarent plus souvent en mauvaise santé, ont davantage d’accidents du travail et sont plus souvent absents de leur travail que l’ensemble des salariés.
DARES ANALYSES • Juin 2014 - N° 044

LES EXPOSITIONS AUX RISQUES PROFESSIONNELS - LES CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES
      
Les contraintes organisationnelles et relationnelles regroupent les caractéristiques du temps de travail, les contraintes de rythme de travail, l’autonomie et les marges d’initiative, le collectif de travail et les contacts avec le public. Ici, la référence est la situation habituelle de travail des salariés. Ce numéro de Synthèse Stat’ décrit, au travers de fiches, les expositions professionnelles des salariés à chaque contrainte organisationnelle et relationnelle. Pour chacune des contraintes sont fournis des éléments descriptifs de la population exposée. Pour chaque contrainte, les salariés exposés sont présentés par catégorie socioprofessionnelle, sexe, tranche d’âge, taille et activité économique de l’établissement employeur et famille professionnelle. Les données présentées sont issues de l’enquête Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels (Sumer) de 2010, enquête transversale qui permet de cartographier les expositions professionnelles des salariés, la durée de ces expositions et les protections collectives ou individuelles éventuelles mises à disposition.
Synthèse.Stat’- Numéro 07 • Août 2014 - Lydie VINCK

LES RPS AU REGARD DU GENRE - Etude pour le compte de l’ANACT à partir des enquêtes SIP et SUMER       

L’Anact a mis en évidence, sur la base des données statistiques de la Cnam-TS, que femmes et hommes ne sont pas confrontés aux mêmes risques professionnels. Qu’en est-il plus spécifiquement de l’exposition aux facteurs de risques psychosociaux ? Pour le savoir l’Anact a commandé à deux chercheurs du Lest, Paul Bouffartigue, et Jacques Bouteiller, d’analyser les données des enquêtes Sumer au « regard du genre ». Dans un rapport d’avril 2014, les auteurs examinent ce que l'approche statistique permet d'établir et de préciser sur les liens entre la santé mentale, l'exposition aux facteurs psychosociaux et le genre. Retour sur les enseignements principaux de ce rapport, guidé par l’hypothèse que les « RPS ont un genre ». Les relations entre travail et santé ont longtemps été étudiées uniquement au masculin neutre. Cette étude, Les RPS au regard du genre au travers de l'enquête Sumer 2010, pour le compte de l’Anact, s’inscrit dans la lignée des travaux et des interventions sur les conditions de travail sous le prisme du genre menés par l’Anact depuis plusieurs années. Les deux chercheurs du Laboratoire d'économie et de sociologie du travail (Lest - Université d'Aix Marseille) présentent les principaux résultats des exploitations secondaires de l’enquête Sumer 2010 principalement selon une analyse sexuée. Ils partent du principe que femmes et hommes ne sont pas confrontés aux mêmes enjeux du point de vue de leur santé et santé mentale au travail, compte tenu de leurs positions et de leurs activités différentes et hiérarchisées dans le monde du travail et hors du travail.
Paul BOUFFARTIGUEet Jacques BOUTEILLER - LEST & ANACT - Janvier 2014

FEMMES ET MALADIES PROFESSIONNELLES - LE CAS DE LA BELGIQUE        
L’indemnisation des maladies professionnelles joue un rôle important. Au niveau individuel, elle constitue une intervention de la sécurité sociale qui garantit un certain niveau de revenus aux victimes de ces maladies. Au niveau collectif, elle donne une visibilité particulière à certains problèmes de santé au travail et, par là même, elle contribue à sensibiliser les différents acteurs des politiques de prévention.En Belgique, comme dans la plupart des pays industrialisés, ce système d’indemnisation a été mis en place par étapes successives. La première législation remonte à 1927. Bien que le système ait évolué de façon considérable en un peu plus de 80 ans, aucune analyse d’ensemble n’a jamais été effectuée en ce qui concerne la situation respective des femmes et des hommes. Le présent rapport est issu d’une coopération entre le Conseil de l'égalité des chances entre hommes et femmes en Belgique et l’Institut syndical européen. Il présente un premier état des lieux basé principalement sur les statistiques du Fonds des maladies professionnelles et les résultats d’enquêtes sur les conditions de travail en Belgique ou, lorsque les données manquaient, dans des pays voisins. Pour le Conseil de l'égalité des chances entre hommes et femmes, il était important de procéder à une analyse critique des données statistiques de manière à identifier les problèmes spécifiques qui pourraient être liés à une inégalité de traitement entre les hommes et les femmes. Cette préoccupation du Conseil s’inscrit dans la continuité d’un avis adopté le 26 juin 2001 et qui portait sur l’impact des conditions de travail dans le domaine du genre et de la santé.Pour l’Institut syndical européen, la recherche dont ce rapport rend compte s’intègre dans un ensemble d’activités destinées à renforcer le lien entre les politiques de santé au travail et les politiques de l’égalité.
Laurent VOGEL - Directeur du département Conditions de travail, Santé et Sécurité de l'ETUI - Le présent rapport a été rédigé dans le cadre d’une convention entre le Conseil de l’égalité des chances entre hommes et femmes (Belgique) et l’Institut syndical européen - 2011

UNE FABRIQUE FRANÇAISE DE TRANSFORMATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL -        
L'AGENCE NATIONALE POUR L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL (ANACT)

L’étude explore l’action de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) à l’occasion de la prise en charge de trois « questions » caractéristiques de son champ d’action et de ses missions : les troubles musculo-squelettiques (TMS), les risques psychosociaux (RPS) et la gestion des âges (GDA) et des populations. Ce faisant, l’analyse met en évidence la variation des orientations qui ont animé et animent aujourd’hui le champ des conditions de travail en France. Pour chacun des trois dossiers choisis, l’Agence se retrouve au coeur de reconfigurations du processus d’amélioration que l’on dit négociée des conditions de travail et de ses acteurs. L’État y occupe une place singulière et grandissante dans la dernière période. Ces reconfigurations successives contribuent par ailleurs à moduler l’acception que prend, à un moment donné, l’expression « conditions de travail » et l’idée que l’on se fait de son dynamisme. L’exploration des trois dossiers par un opérateur public témoigne ainsi, s’il en était besoin, du caractère éminemment politique de la notion et, plus largement, de la santé au travail.
Anne-Sophie BRUNO,Sophie CELERIER,Nicolas HATZFELD - Document de travail du Centre d’études de l’emploi, n° 175, novembre 2014

SANTÉ AU TRAVAIL ET PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS DANS LES ASSOCIATIONS D'AIDE À DOMICILE       
On s’intéresse ici à la santé au travail et à la prévention des risques professionnels dans l’aide à domicile. On montre d’abord les difficultés d’émergence de cette question à la fois du fait qu’il s’agit d’emplois féminins dérogeant aux normes du salariat classique, et du fait que le travail réalisé est un travail « de femme », largement invisible, ce qui tend à en occulter les risques. La santé au travail est pourtant porteuse de multiples enjeux sociétaux, bien sûr pour les salariées du secteur, mais aussi du point de vue des employeurs et des organismes de protection sociale. On cherche ensuite à identifier des leviers d’action dans ce domaine en soulignant les limites des outils de protection classiques et en montrant comment l’identification des « risques psychosociaux » pourrait ici lever l’invisibilité sur le travail et fournir des pistes d’amélioration des conditions de travail.
Annie DUSSUET - La Revue de l'IRES - 2013/3 - n° 78

CIRCULAIRE DU 20 MARS 2014 - Plan national d'action pour la prévention des risques psychosociaux dans les trois versants de la fonction publique      
En application de l'accord relatif à la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans la fonction publique, signé le 22 octobre 2013, chaque employeur public doit élaborer un plan d’évaluation et de prévention des RPS d’ici 2015. Une circulaire du Premier ministre du 20 mars 2014 a fixé les conditions de mise en œuvre du plan national d'action pour la prévention des risques psychosociaux dans les trois versants de la fonction publique.

PROTOCOLE D'ACCORD RELATIF A LA LA PRÉVENTION DES RPS DANS LA FONCTION PUBLIQUE       

L’obligation de sécurité de résultats en matière de protection de la santé physique et mentale incombe à l’ensemble des employeurs, publics comme privés, pour l’ensemble des salariés et des agents publics, quel que soit leur statut professionnel. À cet égard, l’Organisation mondiale de la santé définit, depuis 1946, la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité. Les dispositions des livres I à V de la quatrième partie du Code du travail précisent en la matière les obligations de sécurité et de prévention des risques professionnels auxquelles sont soumis les employeurs. Ces dispositions s’appliquent aux employeurs publics, sous réserve des dispositions des décrets relatifs à la santé et à la sécurité au travail. Le 22 octobre 2013, huit organisations syndicales et l’ensemble des employeurs de la fonction publique (FPE, FPT, FPH) ont signé un accord-cadre relatif à la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans la fonction publique. En application de cet accord, chaque employeur public doit élaborer un plan d’évaluation et de prévention des RPS d’ici à 2015. Ces plans de prévention reposeront sur une phase de diagnostic associant les agents et qui devra être intégrée dans le DUERP. Le CHSCT sera associé à chaque étape de l’élaboration du diagnostic à la mise en oeuvre du plan de prévention. Des formations spécifiques, à destination des encadrants, des membres des CHSCT et des agents exerçant des fonctions en matière de prévention seront organisées, ainsi que des formations de sensibilisation à l’attention des agents.
DGAFP

VIOLENCES EXTERNES : DE QUOI PARLE-T-ON ?      
Agressions verbales, physiques, attitudes méprisantes, atteintes dégradantes, déni de reconnaissance... La violence au travail, dite externe, est une réalité pour de nombreux salariés. Que recouvre exactement le terme de " violences externes " ? Quelles en sont les différentes formes ? De quels " maux " sont-elles l'expression ? Quelles préventions peut-on mobiliser ? Cet article apporte des éclairages sur le sujet.
Sandrine GUYOT - INRS (département expertise et conseil technique)

GUIDE MÉTHODOLOGIQUE D'AIDE A L'IDENTIFICATION, L’ÉVALUATION ET LA PRÉVENTION DES RPS DANS LA FONCTION PUBLIQUE
     
Le 22 octobre 2013, un accord-cadre relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique a été signé par huit organisations syndicales et par l’ensemble des employeurs des trois versants de la fonction publique. Cet accord s’inscrit dans le prolongement de l’axe 2 – action 7 de l’accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique. En application de l’accord du 22 octobre 2013, chaque employeur public devra, d’ici 2015, élaborer un plan d’évaluation et de prévention des RPS. Ces plans de prévention reposeront sur une phase de diagnostic à laquelle l’ensemble des agents sera associé et qui devra être intégrée dans le document unique d’évaluation des risques professionnels. Le CHSCT contribuera à chaque étape, de l’élaboration du diagnostic à la mise en oeuvre du plan de prévention. La mesure n°3 du protocole d’accord–cadre prévoit que « les employeurs pourront s’appuyer sur les différents outils méthodologiques développés dans le cadre des travaux, théoriques ou pratiques, faisant autorité sur le sujet. En particulier, ils pourront s’appuyer sur le Guide méthodologique d’aide à l’identification, l’évaluation et la prévention des RPS dans la fonction publique ». Ce guide a été réalisé dans le cadre d’un groupe de travail mis en place en 2011 entre l’administration et les organisations syndicales. Il a été conçu pour aider les employeurs et l’ensemble des acteurs opérationnels impliqués dans la prévention des risques professionnels mener à bien la phase de diagnostic,puis l’élaboration et la mise en oeuvre de leur plan d’action de prévention des RPS. Il fait partie de la boîte à outils des employeurs publics, prévue par le protocole d’accord.
DGAFP - Bureau de la communication - Février 2014

INDICATEURS DE DIAGNOSTIC DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX      
La présente annexe propose une liste non exhaustive d’indicateurs susceptibles d’être mis en place dans le cadre des plans locaux de prévention des risques psychosociaux, à des fins de diagnostic et de suivi. Chaque chef de service, chef d’établissement ou autorité territoriale pourra choisir au sein de cette liste, après consultation des instances de concertation locales, un certain nombre d’indicateurs qui lui semblent adéquats au regard des spécificités et des enjeux propres à la structure sur laquelle il exerce sa responsabilité. Les modalités de calcul sont mentionnées à titre indicatif. Plusieurs de ces indicateurs peuvent s’accompagner de différentes modalités de calcul. Dans la mesure du possible, ces indicateurs pourront être suivis au sein de chaque service, en distinguant les différentes unités de travail.
DGAFP - Bureau de la communication - Février 2014

LES RISQUES DITS PSYCHOSOCIAUX : APPROCHE DIAGNOSTIQUE DU PHÉNOMÈNE MONDIAL - Ou le changement de gouvernance et du sens sociétal     
Dans une approche étiologique des RPS, nous explorerons leur ampleur et leurs causes ainsi que les faits sociologiques et macro-économiques induits par le choix de gouvernance (français et plus largement européen et mondial), à l’origine du renversement du sens sociétal. En effet, le « psychosocial » ne constitue pas un risque pour les sociétés humaines mais en est bien sa richesse. Ainsi, la recherche des causes par l’approche diagnostique et systémique montrera que l’émergence de nouvelles formes de travail du capitalisme, aujourd’hui financiarisé, constitue bien, le réel danger pour le respect et l’équilibre psychique et physiologique des individus au travail et que ces changements déséquilibrent ainsi l’ensemble de la société.
Valérie CHENARD, psychologue du travail - Cet article est paru dans le n°221 de Psychologues et Psychologies (avril 2012)

L’EXPOSITION AUX RISQUES PROFESSIONNELS DANS LA FONCTION PUBLIQUE :       
UNE PREMIÈRE ANALYSE PAR MÉTIER A PARTIR DE L’ENQUÊTE SUMER 2009-2010

L’enquête Surveillance médicale des risques professionnels (SUMER) a été réalisée pour la première fois en 2009-2010 dans les trois versants de la fonction publique - État (FPE), territoriale (FPT), hospitalière (FPH) - dans le cadre de l’accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique. L’enquête couvre en effet pour la première fois la FPT et environ 40 % des agents de la FPE (le ministère de la Justice, les ministères sociaux et les enseignants de l’Éducation nationale n’étant pas inclus). Elle permet d’obtenir des résultats homogènes dans le domaine de la santé au travail entre les différents versants de la fonction publique et le secteur privé et d’étudier de façon approfondie l’exposition aux risques professionnels et les conditions de travail des agents, notamment par famille de métiers.
Dossier - Risques professionnels 3FP - Faits et chiffres • édition 2013

LES DISPOSITIFS DE PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS EN FRANCE - Les enseignements du croisement d’une approche quantitative et qualitative
    
Ce document propose un premier tableau statistique représentatif des dispositifs de prévention des risques professionnels mis en oeuvre dans les entreprises en France au milieu des années 2000, tableau qui faisait jusqu’alors défaut. L’exploitation des données de l’enquête REPONSE 2004-2005 dégage quatre grands types de dispositifs, qui témoignent de la diversité des acceptions que peut prendre la notion de « prévention », selon l’activité de travail et sa dangerosité, la taille des établissements et leur secteur. Cependant, l’analyse statistique des dispositifs déclarés n’épuise pas toutes les sources de cette diversité. L’observation directe auprès d’entreprises de la découpe de volaille révèle d’autres éléments de structuration des pratiques. Le jeu du droit, qu’on ne pouvait que très partiellement saisir dans l’enquête statistique, apparaît plus nettement sur le terrain. Il y est possible de suivre l’activité effective des CHSCT et l’usage qui est fait du document unique. Mais le seuil des pratiques minimales est à rechercher dans d’autres formes d’action publique que dans le droit lui-même. L’observation des entreprises et les données statistiques révèlent l’importance du rôle des Caisses régionales de l’assurance maladie (Cram), garantes des droits à réparation. Elles assurent, par leurs actions de conseil en entreprise, la diffusion des pratiques de prévention, parallèlement à la gestion du système de tarification.
Thomas AMOSSÉ- Sylvie CÉLÉRIER - Document de travail du Centre d’études de l’emploi, n° 174, septembre 2014

LES RPS AU TRAVAIL - Un panorama d’après l’enquête Santé et itinéraire professionnel 2010       
Les risques psychosociaux au travail sont divers et peuvent affecter la santé physique et mentale des salariés, notamment en cas d’expositions multiples. Afin d’étudier cette question, l’enquête Santé et itinéraire professionnel (SIP), réalisée en 2010, permet de dresser une typologie des salariés selon les facteurs de risques auxquels ils sont ou non exposés.
DARES ANALYSES • Mars 2014 - N° 031

DES RISQUES PROFESSIONNELS CONTRASTÉS SELON LES MÉTIERS      
Les conditions de travail des salariés sont très variables d’un métier à l’autre. Les résultats de l’enquête Sumer 2010 font notamment apparaître un clivage entre les métiers qui impliquent une forte demande psychologique et beaucoup de marges de manoeuvre tels les métiers de cadres et ceux qui imposent des contraintes physiques importantes et exposent à des risques chimiques ou biologiques – tels les métiers d’ouvriers non qualifiés des industries de process et de la manutention. Dans l’enquête, qui ne couvre pas les enseignants de la fonction publique, les tensions avec le public sont particulièrement fortes pour les professionnels de l’armée, de la police, les pompiers ainsi que pour les agents de gardiennage et de sécurité. Les ouvriers du BTP ou les coiffeurs et esthéticiens, sont soumis à des contraintes physiques ainsi qu’à des risques chimiques, mais bénéficient de soutien social et font état d’un vécu favorable de leur travail. Des métiers de la santé comme les aides-soignants, les infirmiers et les sages-femmes se déclarent particulièrement « sous pression ». Le travail « isolé » caractérise agriculteurs, viticulteurs et jardiniers mais aussi les aides à domicile, les aides ménagères et les agents d’entretien. Au total, sur le champ de l’enquête Sumer 2010, dix groupes de métiers peuvent être dégagés qui se différencient du point de vue des conditions de travail qui les caractérisent.
DARES ANALYSES • Mai 2014 - N° 039

ÉDUCATION NATIONALE : DES MÉTIERS EXPOSÉS AUX MENACES ET AUX INSULTES
      
Si les violences physiques contre les personnels de l'Éducation nationale (professeurs des écoles, enseignants du second degré, conseillers et assistants d'éducation, chefs d'établissement) sont relativement rares, chaque année en moyenne, 12 % d'entre eux déclarent faire l'objet de menaces ou d'insultes dans l'exercice de leur métier. Cette proportion est près de deux fois plus élevée que dans l'ensemble des autres professions.Les enseignants de collèges et lycées sont le plus souvent menacés ou insultés par des élèves (3 cas sur 4) tandis que ceux de maternelle et primaire le sont majoritairement par des adultes (7 cas sur 10). Les personnels les plus jeunes sont particulièrement exposés ; en revanche, les femmes ne sont pas plus menacées ou insultées que leurs collègues masculins. Dans l'année qui suit l'incident, en moyenne, 46 % des personnels de l'Éducation nationale menacés ou insultés dans l'exercice de leur métier signalent des séquelles telles que des troubles du sommeil ou une perte de confiance en soi. Un tiers des victimes estiment que l'incident a perturbé leur vie quotidienne, notamment leur vie professionnelle.
Hélène GUEDJ, division Études sociales, Insee, Benjamin BEAUMONT, Depp - Juillet 2014

LE TRAVAIL MAUVAISE CONSCIENCE DE LA SCIENCE ? Entretien avec Christophe DEJOURS
      
Après plus de quarante ans de recherches, il livre aujourd’hui, pour le DIM Gestes, son regard sur le travail, et notamment sur : le suicide au travail et sa banalisation, la nécessité du débat dans l’espace public, le manque de moyens accordées pour la recherche sur le travail, ainsi que sur la prédominance du quantitatif et de l’objectivité.
Un entretien mené par Johan PAIN, psychologue clinicien, le 22 janvier 2014, pour le DIM Gestes.

DRH : DIRECTION INHUMAINE DES RESSOURCES       
Observer la forme des visages, analyser l'écriture, voire le groupe sanguin, tout cela pour choisir entre plusieurs CV. Il y aurait presque de quoi sourire si la graphologie par exemple n'était utilisée (disent certaines études) par presque 70% des entreprises pour recruter. Mais il y a pire que ces filtres farfelus à l'embauche : il y a la gestion même des conditions de travail et des carrières. Avec la méthode Lean, par exemple, qui a fait des ravages dans les entreprises. D'autant plus grands que les salariés participent eux-mêmes à la rationalisation extrême qu'elle implique. Née au MIT, dans le Massachusetts, vers la fin des années 80, elle a été importée avec zèle en France. Et elle a abouti à amputer les tâches de tout gaspillage de façon drastique, pour gagner en productivité. Mais le coût pour les salariés devient énorme. L'autre grande tendance est bien sûr l'évaluation individuelle, maintenant utilisée par plus de 8 employeurs sur 10. Cette assignation d'objectifs chiffrés s'accompagne d'une tentative de quantifier "objectivement" ici l'implication du salarié, là son sens de l'originalité, ailleurs son esprit d'équipe. Cette volonté de mettre en équation le travail d'un collaborateur et de le noter, dans ce qu'il a de plus subjectif pourtant, a été extrêmement décriée ces dernières années. Les psychologues du travail ont ainsi dénoncé des méthodes qui, en isolant les employés et en créant une méfiance réciproque, sont source d'une grande souffrance et déshumanisent les relations au sein des équipes.Témoignages de directeurs des ressources humaines recueillis par Annabelle GRELIER. Ecoutez aussi en complément de ce Magazine un long entretien avec le psychiatre et psychanalyste Christophe DEJOURS, expert dans les questions de travail
Le magazine de la rédaction - France Culture - Rediffusion de l'émission du 13 septembre 2013

MACHIAVEL AUJOURD'HUI : DES CONSULTANTS AU TRAVAIL DANS LE SECTEUR PUBLIC      
Ce texte s’interroge sur les catégories de pensée et sur les pratiques des consultants du nouveau management public, en particulier sur leur rapport avec un classique de la pensée politique, Le Prince de Machiavel. Ses matériaux sont ce texte canonique et une enquête ethnographique auprès de consultants intervenant dans le secteur public français, notamment ses hôpitaux. Il rend compte tout d’abord d’un certain nombre de continuités entre les deux époques : position subordonnée par rapport au pouvoir, réalisme, pragmatisme, enfin dissimulation et nuisance vis-à-vis de certains acteurs. Il montre ensuite des renouvellements : accentuation aujourd’hui du recours aux mercenaires, usage beaucoup plus développé de la violence symbolique aux côtés de la contrainte pure, morcellement accru du pouvoir politique.
Nicolas BELORGEY - La Nouvelle Revue du Travail - Avril 2014

LES CAHIERS SMT N°28 - LES ÉCRITS DES MÉDECINS DU TRAVAIL      
Ce 28ème Cahier SMT parait à un moment particulier où les écrits des médecins du travail font l’objet d’une problématisation au sein de la communauté médicale et dans l’espace public. Ce cahier témoigne du travail mené par l’a-SMT depuis son dernier congrès de décembre 2013 pour mettre en visibilité ces écrits, en particulier par l’organisation avec E-pairs du colloque « Les écrits des médecins du travail et les liens santé-travail » le 20 juin 2014. Ce cahier atteste de nos réflexions, de nos préoccupations, de nos exigences sur cette question centrale de notre métier : où s’arrête la subordination, où commence l’indépendance du médecin du travail ?
L'association SANTÉ ET MÉDECINE DU TRAVAIL a pour objet de développer une réflexion et de permettre un échange sur les pratiques professionnelles et leurs conséquences scientifiques, sociales et éthiques pour agir sur l'évolution de la médecine du travail. Elle est ouverte aux médecins du travail et aux spécialistes scientifiques et sociaux se préoccupant de la médecine du travail.

POUR COMPRENDRE LA RÉSISTANCE AU CHANGEMENT      
Cette livraison des “Documents pour le médecin du travail” est consacrée aux risques physiques qu’impliquent les activités de manutention. Et pourtant dans cet article introductif, il ne sera question ni des vertèbres, ni de rachis ; ni de fractures, ni de douleurs ; ni d’arrêts de travail, ni de techniques de soin. Dans les lignes qui suivent, la discussion portera exclusivement sur la personne à qui appartiennent ces vertèbres et qui risque ces malheurs.
C. DEJOURS, D. DESSORS, P. MOLINIER., 1994 - Documents pour le médecin du travail - N°58

MOBILISATION SYNDICALE ET EXPERTISE EN MATIÈRE DE RISQUES PSYCHOSOCIAUX - L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom
    
"Par sa thématique, l’Observatoire draine des questionnements susceptibles d’être abordés de manières diverses, et qui font écho aux transformations contemporaines du travail et du syndicalisme ainsi qu’à certaines évolutions sociales. Les objectifs de l’Observatoire du stress s’articulent dans un dispositif où le comité scientifique joue un rôle important. Ces usages des discours scientifique et expert s’inscrivent dans l’essor de formes multiples d’expertise étayées sur des savoirs divers mais également sur le monde vécu, en l’occurrence ici l’expérience des salariés. Alternatif au discours patronal, il obtient une certaine légitimité en s’engageant sur le terrain du savoir, voire en sollicitant des outils similaires à ceux mobilisés par les employeurs et les organisations patronales. Espace de discussions entre syndicalistes et chercheurs, ce lieu hybride repose sur une forte mobilisation de ces derniers, assumant plusieurs rôles au sein de l’Observatoire : scientifique, expert, mais aussi militant et de publicisation, via diverses sources de diffusion, tant militante, syndicale, que médiatique et universitaire. Cette apparente confusion des genres va de pair avec une forte mobilisation de l’ensemble des membres de l’Observatoire."
Corinne DELMAS - Maître de conférences en sociologie à l’Université Lille 2, membre du Ceraps (UMR CNRS 8026) - La revue de l’IRES N° 74 - 2012/3

RECUEIL DES TEXTES SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL DANS LA FONCTION PUBLIQUE      
Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle Direction des Études - Mission Santé-sécurité au travail dans les fonctions publiques (SSTFP) - 2012

LA PRÉVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX
      
Si les suicides de salariés et de demandeurs d’emploi ont particulièrement choqué l’opinion publique, ces drames ne sont que la partie émergée d’un phénomène beaucoup plus large et grandissant dénommé « risques psychosociaux ». Après avoir dressé un état des lieux tant de la connaissance de ces risques que des initiatives déjà prises pour les combattre, le CESE formule des recommandations visant à accroître l’effort de prévention en amont des réorganisations et restructurations, à mobiliser les différents acteurs de prévention, notamment le CHSCT et les services de santé au travail, et à développer le dialogue social sur la santé et les conditions de travail, y compris dans la Fonction publique. Il plaide aussi pour une meilleure prise en charge humaine et financière des victimes.
Avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par Mme Sylvie BRUNET, rapporteure au nom de la section du travail et de l'emploi - Adopté le : 14/05/2013

UN PROJET GOUVERNEMENTAL DE DÉMANTÈLEMENT DE LA PRÉVENTION MÉDICALISÉE EN MÉDECINE DU TRAVAIL DICTÉ PAR LE CISME      
(Lettre ouverte de l’association Santé et Médecine du Travail aux Parlementaires) - Le 7 novembre 2014 - Correspondant Dr Dominique Huez 06 74 58 08 09

LA MÉDECINE DU TRAVAIL AUX URGENCES      
Dans la plupart des pays européens, le médecin du travail est un acteur central de la prévention des risques professionnels. Médecin au service des salariés, il doit veiller à ce que le travail ne nuise pas à leur santé. De par sa connaissance de leur environnement professionnel, il intervient également auprès des employeurs afin qu'ils l'améliorent. La dégradation depuis plusieurs années des conditions d'exercice de ce métier représente donc une véritable menace pour la santé et la sécurité au travail. Dans ce dossier, l'Institut syndical européen a tenté d'identifier les principaux facteurs d'affaiblissement de la médecine du travail en Europe : pénurie de spécialistes, surcharge de travail qui nuit à la qualité des prestations, perte de contact direct avec les conditions réelles de travail, sentiment d'abandon, dérive commerciale des services externes de santé au travail, etc.
HESAMAG N° 10 - 17/12/2014

LE TRAVAIL,GRAND ABSENT DU SCRUTIN EUROPÉEN        
"Faites vous-mêmes le test : dans la campagne pour les élections européennes, combien de fois avez-vous entendu des propositions claires pour améliorer les conditions de travail et combattre la précarité ? Pourquoi le travail est-il un angle mort des débats européens ? Le travail est pourtant au cœur des enjeux actuels : celui de la démocratie, de la redistribution des richesses, de l’écologie, de l’espérance de vie. Laurent Vogel, directeur du département Santé et sécurité de l’Institut syndical européen, explique en quoi le travail est une question centrale pour l’Europe et les débats politiques à venir."
Cet article a été initialement publié par HesaMag (#09/1er semestre 2014), le magazine de l’Institut syndical européen (European Trade Union Institute, ETUI) consacré à la santé et à la sécurité au travail.

CONDITIONS DE TRAVAIL : REPRISE DE L'INTENSIFICATION DU TRAVAIL CHEZ LES SALARIES        
Entre 2005 et 2013, pour les salariés de France métropolitaine, les changements organisationnels ont repris et les contraintes de rythme de travail se sont accrues, après la relative stabilisation enregistrée entre 1998 et 2005. Cette intensification a été plus marquée dans la fonction publique que dans le secteur privé. L’usage de l’informatique dans le travail poursuit sa progression à un rythme rapide. D’ailleurs, le contrôle ou suivi informatisé du travail est la contrainte de rythme qui s’est le plus diffusée. Sur la même période, les marges de manœuvre tendent à se réduire pour toutes les catégories socioprofessionnelles, sauf pour les ouvriers non qualifiés. Les salariés signalent des possibilités de coopération plus importantes avec leurs collègues ou leur hiérarchie, ce qui est susceptible d’atténuer les effets de l’intensification. Néanmoins les tensions sont plus fréquentes avec les collègues ou les clients et usagers. De même, les salariés sont plus nombreux à vivre au travail des situations exigeantes sur le plan émotionnel (être en contact avec des personnes en situation de détresse, devoir calmer des gens).
DARES ANALYSES • Juillet 2014 - N° 049

INTERACTIONS ENTRE SANTÉ ET TRAVAIL      
L’IGAS a inscrit à son programme d’activité 2012-2014 une mission portant sur la santé au travail. Elle visait, à partir de pathologies dites « traçantes », à identifier les interactions entre santé au travail, santé publique et santé environnementale. Cette mission ne concerne que la santé au travail des salariés du secteur privé. C’est à partir de quatre illustrations concrètes portant sur santé au travail et maladies cardiovasculaires, polyarthrite rhumatoïde, addictions et nanoparticules, que la mission a choisi d’effectuer cette analyse. A l’issue de ces travaux, quatre axes d’amélioration sont identifiés : mieux appréhender l’impact des conditions de travail sur la santé, être attentif à l’évolution technique et organisationnelle du monde du travail, veiller à ce que l’activité professionnelle n’aggrave pas des pathologies préexistantes, utiliser le lieu de travail comme lieu de promotion de la santé.
Anne-Carole BENSADON, Philippe BARBEZIEUX - Inspection générale des affaires sociales, avec la contribution de François-Olivier CHAMPS, stagiaire - IGAS 2013

LES ACTUALITÉS DU DROIT DE LA PRÉVENTION       
Retrouvez ici toutes les actualités du droit de la prévention, les juris-prudences, les nouvelles lois, et les actualités du Fond National de Prévention
CNRACL

RHIZOME - SOCIÉTÉ D’ÉTUDE & DE CONSEIL      
Dès son origine, Rhizome s’est donnée pour ambition de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques et des projets conduits en partenariat. La question de la territorialisation des politiques publiques et l’animation d’espaces pluriels constitue le cœur du métier du cabinet. Rhizome propose son accompagnement dans la conception, la mise en œuvre, la formation et l’évaluation des politiques et des projets sur les champs du Travail, de l’Emploi et de la Santé.

LE GROUPE D’ÉTUDE SUR LE TRAVAIL ET LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL (GESTES)       
Le Groupe d’Etudes sur le Travail et la Souffrance au travail (GESTES) mobilise 24 organismes de recherche ou d’enseignement supérieur, 30 équipes de recherche et plus de 200 chercheurs. L’objet de ce Domaine d’Intérêt majeur (DIM) est d’étudier le travail et ses transformations actuelles, marquées notamment par la montée de la thématique de la souffrance au travail. Il examine les formes d’organisation, les conditions, les évolutions du travail, des statuts d’emploi, l’articulation entre travail et hors travail. Le projet scientifique initial a été présenté et labellisé par le Conseil Régional Ile de France en 2011.

COLLOQUE : LE TRAVAIL SYNDICAL       
L’histoire du syndicalisme est intimement associée aux évolutions des formes d’organisation du travail productif. Dans la période contemporaine, les profondes mutations du monde du travail interrogent les répertoires et les territoires de l’action syndicale. Pour explorer ces transformations, nous proposons ici de partir de l’analyse du travail et de la construction de l’engagement syndical Aborder le syndicalisme comme un travail implique de le situer dans son contexte avec ses ressources et contraintes propres, de recenser les tâches à réaliser et les activités déployées, d’identifier les visées poursuivies, la diversité de ses interlocuteurs et de ses destinataires. Au coeur de ce travail se trouvent des questions essentielles : comment construire une cause collective à partir de cas particuliers ? Comment surmonter l’émiettement des situations contractuelles et la précarisation massive ? Comment maintenir les liens et la réciprocité entre syndicalisme militant et syndicalisme d’expertise ? Le syndicalisme est-il un métier, une fonction, une mission ? Quelle division du travail prévaut entre syndicalistes ? Quelles sont les formes, les voies et les risques de l’engagement dans ce travail ?
Samedi 31 janvier 2015 - ESCP EUROPE 79 avenue de la République, 75011 Paris (Métro Saint-­‐Maur) - Nouvelle revue de psychosociologie

LA NOUVELLE REVUE DU TRAVAIL      
La Nouvelle Revue du Travail est une revue scientifique dont les auteurs, chercheurs ou praticiens, s’adressent au public académique et à celui des entreprises et des administrations publiques, à un moment où l’enseignement supérieur forme plus d’intervenants que de chercheurs. Le travail est pensé comme une notion transversale au carrefour des différents courants de la sociologie. La revue est ouverte à toutes les disciplines dès lors que les auteurs traitent du travail (au sens large). La nouvelle revue du travail s’intéresse au travail à l’échelle internationale ; elle encourage le bilinguisme en diffusant des articles publiés dans une des grandes langues internationales et en français.

REVUE TRAVAIL & CHANGEMENT : La revue de la qualité de vie au travail        
Tous les deux mois, Travail et Changement propose aux acteurs d'entreprise un dossier complet de 16 pages sur un thème relatif au travail et à son organisation (Gestion des âges, Santé et prévention des risques, Compétences ou encore Changements technologiques et organisationnels). Avec des angles d'attaque multiples pour chaque sujet, Travail et Changement fait une large place aux : cas  d'entreprises,conseils méthodologiques concis et pragmatiques,débats pour donner à voir et comprendre le point de vue des acteurs de l'entreprise et des experts,perspectives pour situer les risques, mais aussi les opportunités liés à la thématique.

LA REVUE TRAVAIL ET SÉCURITÉ        

La revue mensuelle Travail & Sécurité est éditée par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Elle aborde les aspects pratiques, techniques et réglementaires de la prévention des risques professionnels.Travail & Sécurité est une revue mensuelle éditée par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Cette revue est née de la volonté de l’INRS de sensibiliser les salariés et les dirigeants d’entreprises aux questions de prévention au sein de leurs établissements. Avec de nombreux retours d’expériences et des reportages réalisés en entreprise, elle traite des aspects pratiques, techniques et réglementaires de la prévention des risques professionnels.



TERRAINS DE LUTTES      
Terrains de luttes est un site Internet qui propose un espace d’échanges où l’on prend le temps de l’examen concret et du recul historique pour donner à voir la situation des classes populaires et comprendre les stratégies des classes dominantes. Il a vocation à incarner, pour mieux y résister, les transformations et les effets du capitalisme à travers des visages et des figures, des adresses et des lieux, des institutions et des organisations, des pratiques et des évènements. Il vise à construire des ponts et des échanges entre travailleuses/eurs, militant-e-s et chercheuses/eurs engagé-e-s afin d’alimenter et de solidariser nos Terrains de luttes. Pour ce faire, nous publions des entretiens réalisés par des militant-e-s, des chercheuses/eurs ou des journalistes ; des récits et des analyses d’évènements (grèves, manifestations, etc.) et d’activités (actions de lobbyistes, répression patronale, etc.), des reportages vidéos, des « bonnes feuilles » d’ouvrages ou encore des chroniques. Nous proposons également des passerelles avec les luttes et les connaissances produites par des collectifs de syndicalistes et de chercheurs dans d’autres pays ou par des associations anti-lobbys en Europe.

100 ARTISTES AFFICHENT LE DROIT DU TRAVAIL      
Pour célébrer sa 6e édition, Poster for Tomorrow, concours international d’affiches ouvert aux professionnels et aux amateurs, dont l’Humanité est partenaire, organise une grande exposition à la halle Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, jusqu’au 24 janvier. Après la liberté d’expression, la peine de mort, le droit à l’éducation, l’égalité des sexes et le droit au logement, cette nouvelle mouture s’intéresse aux droits du travail. Plus de 4 000 graphistes ont répondu présent. Voici un bref aperçu de leur production.
L’HUMANITÉ

RÉSEAU "LANGAGE ET TRAVAIL",RETOUR AVEC JOSIANE BOUTET SUR 22 ANS DE RECHERCHE ...       
L’émergence de la part langagière du travail comme objet de recherche :
Au début des années 80, alors que la place du travail dans le débat public se cristallise autour des questions d’illettrisme et de formation s’est mis en place un champ de recherche innovant, inter- et pluridisciplinaire, qui a émergé de la rencontre entre les sciences du travail et celles du langage et prend pour objet de recherche la part langagière du travail. Ce réseau se réfère à plusieurs théories autour de trois polarités : l’ethnométhodologie, l’ethnographie de la communication et les théories de l’activité. Entre 1985 et 2007, une équipe de linguistes et de sociologues ont mis en commun leurs talents pour observer, déchiffrer, décrypter, le langage au travail. Par notamment l’observation de postes de travail, des gestes en situation réelle, des paroles usitées, ils ont coordonné leurs travaux pour décrire et comprendre comment la part langagière du travail humain intervient pour le transformer, comment de nouvelles catégories de salariés sont apparues, comment ces « travailleurs du langage » mobilisent l’activité du langage pour exercer, comment « Le geste vocal » s’est taylorisé. Elle évoque la « taylorisation du langage » en lien avec une tendance à la mobilisation du psychisme des travailleurs et la « taylorisation des conversations » en lien avec la mise en oeuvre d’une surveillance de type panoptique exercée par des « coachs » en centres d’appel. Retours sur la mise en place d’un champ de recherche innovant en France, sur ces recherches menées par ce Réseau « LANGAGE ET TRAVAIL » , sur la base d’ enquêtes en Usines, en Centres d’Appels, dans les Services Publics et à l’étranger…
Josiane BOUTET, Socio-Linguiste, IUFM de Paris et Université Paris Diderot - A l’occasion du séminaire « Les Dits de Gestes » du jeudi 28 novembre 2013

LA FABRIQUE DU SENS SYNDICAL - La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)       
Chaque année, des dizaines de milliers de salariés suivent des stages de formation syndicale. Les profils sont variés, à la mesure d’un droit à la formation sociale et syndicale qui s’est étoffé au nom de la démocratie sociale mais qui reste fragile et menacé. Ce livre propose un éclairage historique et sociologique sur les dispositifs de formation syndicale en France, largement méconnus. Grâce aux archives et témoignages, l’histoire des stages destinés aux syndicalistes, leurs contenus et méthodes, en perpétuelle évolution, sont mis en lumière. Grâce à l’observation de ce qui se passe en formation (à la CGT, à FO, à la CFDT, à la CFE-CGC, à SUD) sur des thèmes différents, ce livre explore les usages variés des savoirs et savoir-faire produits dans ces espaces militants. Trois fils directeurs traversent l’ouvrage. La formation syndicale est tout d’abord une école de la démocratie : des salariés acquièrent des compétences civiques et s’accordent sur une définition du vivre-ensemble. Elle est aussi un observatoire de la professionnalisation du syndicalisme, entendue comme la reconnaissance sociale des savoirs acquis dont dépendent l’autonomie des représentants syndicaux et leur marge de manœuvre. Elle révèle aussi des enjeux idéologiques plus larges : les frontières de l’action syndicale, son rapport légitime à la vie de la cité et au monde politique.
Sous la direction de Nathalie ETHUIN - Karel YON - EDITIONS DU CROQUANT

LETTRE DE JACK RALITE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE     
" Le travail est tellement livré au management et à la performance que les personnels se voient ôter leurs capacités de respiration et de symbolisation. On a l'impression que beaucoup d'hommes et de femmes des métiers artistiques sont traités comme s'ils étaient en trop dans la société. On nous répond, c'est la crise. La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire
plus indispensable. La culture n'est pas un luxe, dont en période de disette il faudrait se débarrasser, la culture c'est l'avenir, le redressement, l'instrument de l'émancipation. C'est aussi le meilleur antidote à tous les racismes, antisémitismes, communautarismes et autres pensées régressives sur l'homme."

CHANTIERS DE CULTURE
      
Animé par une équipe de journalistes et de contributeurs reconnus dans leur domaine, ce blog a pour objectif de mettre en rapport deux thèmes souvent opposés : culture et travail. Or, d’hier à aujourd’hui, le geste au travail recèle une portée ou une dimension culturelles. De la même manière, l’acte culturel, en quelque domaine que ce soit, est le fruit d’un procès de travail. D’où son ambition à travers analyses, chroniques, dossiers et critiques : donner à voir ce que font et disent hommes et femmes au travail de la plume ou de l’enclume, mettre en perspective et signifier en quoi leur ouvrage est porteur de sens en vue d’une émancipation individuelle et collective. Quels que soient leur rang sur l’échiquier social, leur place dans le domaine de la production ou de la création. Une manière singulière de donner corps aux propos d’Antonin Artaud, dans « Le théâtre et son double » : « Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim que d’extraire, de ce qu’on appelle la culture, des idées dont la force vivante est identique à celle de la faim ».Yonnel LIÉGEOIS

CARNETS DE SANTÉ       
Il y a quelque chose de complètement cinglé, ou de très arrogant, ou de profondément naïf dans l’ambition de ces carnets. L’éclectisme y est la règle, faisant passer allègrement d’un sujet à l’autre comme si je m’autorisais d’une quelconque compétence sur quelque sujet que ce soit. Il faut pourtant bien faire le pari que si la santé est un objet de débats publics, alors l’homme du commun que je suis doit pouvoir les reformuler en ses propres termes, en profitant de la chance qu’il a, en ce qui me concerne, d’avoir un peu de temps et de moyens pour ce faire. Je suis régulièrement conforté dans ma démarche par les colloques ou réunions portant sur la santé publique ou la protection sociale auxquels j’assiste, et surtout par les conversations tenues avec les spécialistes des disciplines les plus diverses que je suis amené à rencontrer pour les photographier : nous vivons dans un monde cloisonné où ce qui se fait dans un compartiment est bien souvent ignoré des acteurs du compartiment voisin. Constat banal auquel je ne peux pas me résoudre ... restant indécrottablement fidèle à l’idéal de l’honnête homme hérité de nos auteurs classiques. Montaigne for ever !

LE BLOG DE PIERRE SÉRISIER       
"Si je vous dis que Pierre Sérisier chronique quotidiennement et inlassablement les séries depuis des années sur son blog devenu incontournable pour tous les sériephiles francophones, vous allez me répondre que vous le savez déjà. Si je vous révèle que ce véritable fondu de séries est aussi le cicérone éclairé sans qui je n’aurais jamais écrit un mot sur le sujet, vous allez me rétorquer que je renvoie l’ascenseur. Et si je vous raconte que sa vision éclairée du «phénomène séries» fait de lui un intervenant prisé des meilleurs établissements, vous allez me faire remarquer que, par conséquent, je ferais mieux de lui donner la parole plutôt que d’allonger encore cette introduction." Joey BASSETT 17 mai 2013 - Libération


  LIVRES :

LA SOCIÉTÉ MALADE DE LA GESTION - Idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social       
La gestion, c'est sain. Qui pourrait reprocher à un manager ou à un maire de bien gérer ? Qui oserait mettre en cause le souci d'améliorer les processus, de fabriquer des produits de qualité ? Derrière ces évidences, se cachent des pratiques aliénantes, des pressions, un stress parfois intolérable et une contamination de la société tout entière. Chacun de nous est atteint, à commencer par les employés et les cadres, soumis aux dures contraintes que font peser sur eux les méthodes actuelles de gestion. Au premier rang des victimes, parfois consentantes, les cadres, écartelés entre le capital et le travail, entre la nécessité d'atteindre des objectifs toujours plus élevés et le souci de faire un travail de qualité avec des équipes d'hommes et de femmes bien dans leur peau, comme ils l'ont appris dans les cours de management.C'est le "paradoxe du manager", que Vincent de Gaulejac dénonçait déjà il y a quinze ans dans Le coût de l'excellence (éd. du Seuil, 1991). Il estime que, depuis, la situation a empiré dans les entreprises et que, de surcroît, la "maladie de la gestion" a gagné toutes les sphères de la société. Elle atteint désormais deux lieux où les préoccupations et les ambitions devraient être fort éloignées de celles d'IBM ou de Lafarge: la famille, angoissée par la réussite de ses rejetons, et la politique, gangrenée par un discours gestionnaire qui se substitue au discours politique.
Vincent de GAULEJAC - Éditions du SEUIL

LE RISQUE ET LA RÈGLE - Le cas du bâtiment et des travaux publics      
Aucune proposition de prévention efficace ne peut être délivrée de l’extérieur, quelle qu’en soit sa valeur propre. Elle doit prendre place au cœur des débats sur la santé et la pénibilité en impliquant les personnes concernées. À partir de son expérience en prévention des accidents dans le BTP, l’auteur mène une recherche et élabore les fondements théoriques d’une conception de la prévention (et du travail) qui facilite la participation effective des professionnels à tous les stades de la démarche préventive et à la résolution des problèmes. Il s’attache à unir le champ de la santé physique et mentale au travail contre la segmentation résultant des pratiques antérieures des grands organismes spécialisés (INRS, OPPBTP, ministère du Travail…) et contre les hyperspécialisations par risques (TMS, RPS, souffrance au travail…).
Damien CRU - Éditions ERES

RISQUES PSYCHOSOCIAUX,UNE NOUVELLE CATÉGORIE SOCIALE ?      
L'avènement d'une nouvelle catégorie de risques, les « risques psychosociaux » dans le champ de la santé et de la sécurité au travail et sa montée en puissance dans le débat social sont manifestes tant sur les scènes médiatique, politique, juridique qu'au sein même du monde du travail. Les discours et publications se multiplient, évoquant dans des glissements de sens le plus souvent non explicités « les facteurs psychosociaux de risques », les « agents psychosociaux pathogènes », « les troubles psychosociaux », les « RPS », et regroupant pêle-mêle stress, harcèlement moral, souffrance, suicides, dépressions, TMS, addictions, violence... Cette mobilisation déclarée autour de ce qui s'est érigé en un temps record comme « un problème de santé publique majeur » s'accompagne pourtant rarement d'une analyse des fondements et des présupposés de cette nouvelle catégorie. Quelle construction sociale et idéologique révèle mais aussi masque ce modèle émergeant ? Ne repose-t-il pas sur une conception implicite du rapport entre psychisme individuel et sphère sociale, ou entre le psychologique et le social, pour le moins discutable et néanmoins fort peu discutée ?
Trois axes d'investigation sont privilégiés pour se dégager d'un substantialisme préjudiciable à la pensée et à l'action :
- que recouvre la catégorie « RPS » ?
- quels sont les usages sociaux de cette catégorie par les différents acteurs qui s'en saisissent et contribuent par la même à son développement ?
- dans quelle mesure l'émergence de cette catégorie transforme-t-elle les pratiques d'intervention et d'accompagnement dans le milieu du travail ?
Nouvelle revue de psychosociologie - Numéro 10 - revue semestrielle - Coordination : Florence GIUST-DESPRAIRIES - Dominique LHUILIER - Malika LITIM

LE MANAGEMENT "HORS SUJET" ?      
Le management entretient des rapports complexes et paradoxaux avec la question du sujet. Quels sont (ou peuvent être) le statut et la place du sujet dans le management ? Peut-on manager l'acteur, tout en « ménageant » le sujet ? Faut-il protéger le sujet contre le management ? Que signifie la volonté de « manager le sujet » ? Qu'est-ce qu'être manager et sujet ? Le sujet managérial peut-il être un sujet citoyen ? Dans quelle mesure le management est-il susceptible de façonner ou transformer le sujet ? Jusqu'où peut-on parler de psychologisation du management ? Qu'en est-il du sujet dans la « fabrication » des managers ? Quelle est la nature du lien managérial ? Quel est l'impact du secteur et du type d'organisation sur la prise en considération du sujet ? Le management constitue-t-il une mission « de plus en plus impossible » ? La société est-elle devenue « malade » du management ? Sachant enfin que le management n'est pas qu'une pratique, mais aussi un « discours », une discipline à vocation scientifique et une idéologie, comment la notion de sujet peut-elle s'inscrire à ces différents niveaux ? Ce numéro favorise la pluralité des sciences humaines (psychosociologie et sociologie clinique, sociologie du travail et des organisations, psychologie et psychodynamique du travail, psychanalyse, sciences de gestion, économie, philosophie , anthropologie, sémiotique, etc.), ainsi que des approches (critiques, théoriques, méthodologiques, empiriques, etc.).
Nouvelle revue de psychosociologie - Numéro 13 - revue semestrielle - Coordination : Gilles ARNAUD - Maryse DUBOULOY

COMPRENDRE LE TRAVAIL POUR LE TRANSFORMER - LA PRATIQUE DE L'ERGONOMIE       
L'objet de cet ouvrage qui paraît aujourd'hui dans une seconde édition largement refondue est d'aider à construire un point de vue sur l'activité de travail dans ses relations avec le fonctionnement de l'entreprise. Les auteurs explicitent la manière dont " l'activité réelle " des opérateurs traduit et reformule les conditions matérielles et organisationnelles du travail. C'est cette activité réelle qui contribue à produire les richesses de l'entreprise mais aussi à donner le sens que chacun attribue individuellement et collectivement au travail. D'où la nécessité de la prendre en compte dès l'amont, en élargissant le collectif de conception et les objectifs de la conception. L'analyse de l'activité et sa compréhension sont présentées comme un moyen permettant de mieux connaître et d'expliquer les relations entre les conditions de réalisation de la production et la santé des salariés de proposer des pistes de réflexion utiles pour la conception des situations de travail; d'améliorer l'organisation des systèmes socio-techniques, la gestion des ressources humaines et par conséquent la performance de l'entreprise dans sa globalité. L'association de différents acteurs dans l'entreprise à la mise en oeuvre de cette démarche doit permettre une meilleure anticipation et donc une plus grande maîtrise des processus de transformation du travail. Réunis pour formaliser dans ce livre une pratique d'intervention s'appuyant sur un référentiel riche et diversifié de situations concrètes et sur une démarche scientifique, les auteurs ont largement contribué au développement de l'analyse ergonomique du travail et à son enseignement.
F. Guérin, Directeur général adjoint de I'ANACT, responsable du pôle scientifique et technique. A. Laville, Directeur du Laboratoire d'Ergonomie physiologique et Cognitive de l'École Pratique des Hautes Études. F. Daniellou, Professeur d'Ergonomie, Université de Bordeaux. Directeur du Laboratoire d'Ergonomie des Systèmes Complexes. J. Duraffourg, Professeur d'Ergonomie à l'Université d'Aix-Marseille. Directeur d'Activité SARL. A. Kerguelen, Ingénieur d'études au CNRS.
Éditions ANACT

CRITIQUE DE L'ORGANISATION DU TRAVAIL      
Sous l'effet de l'hégémonie retrouvée du discours libéral, domine depuis le début des années quatre-vingt une présentation aseptisée de l'organisation du travail dans l'entreprise. Les quelques critiques qui se font entendre depuis peu sont, très significativement, le fait de psychologues, lesquels s'intéressent aux conséquences (souffrance psychique, harcèlement moral) de modes de gestion des ressources humaines dont la rationalité économique est rarement questionnée. Thomas Coutrot, dans ce livre, renoue avec un courant d'analyse qui conteste au contraire cette " rationalité économique " en la replaçant dans son contexte social. Passant en revue les nouvelles théories économiques de l'entreprise et des organisations, il montre qu'elles ne rendent pas compte des déterminants véritables de l'évolution en cours, telle que la vivent les salariés, parce qu'elles occultent la dimension conflictuelle liée aux mécanismes d'exploitation et de domination.
Thomas COUTROT - Éditions LA DÉCOUVERTE

PAROLES AU TRAVAIL      
La part du langage, écrit comme oral, dans les activités de travail tend à s'accroître aujourd'hui : c'est l'informatisation des postes de travail, l'augmentation des activités de contrôle, la mise en place de démarches-qualité, la généralisation de la formation permanente ou le développement du secteur tertiaire. Décrire et comprendre la dimension symbolique du travail actuel, tel est le but des chercheurs ici réunis. Venant de l'ergonomie, de la psychodynamique du travail, de la sociologie du travail et de la linguistique, ils apportent leurs points de vue théoriques et disciplinaires sur des questions comme la place du langage dans les organisations taylorisées, comme le rôle de la parole dans la construction des collectifs de travail ou comme les diverses fonctions des dialogues dans l'effectuation du travail. Il s'agit du premier ouvrage publié qui présente les recherches menées au carrefour des sciences du langage et des sciences du travail. Il met à la disposition d'un public de chercheurs, de formateurs ou de syndicalistes les connaissances actuelles disponibles dans le domaine.
Sous la direction de Josiane BOUTET - Éditions L'HARMATTAN

L’ÉMERGENCE DU RISQUE INDUSTRIEL - (France, Grande-Bretagne XVIIIe - XIXe siècle)       
Ce numéro spécial traite de l'émergence des risques industriels entre la fin du XVIIe et celle du XIXe siècle. Il se concentre sur la Grande-Bretagne et la France, principaux foyers des premières décennies de l'industrialisation. Si les catastrophes et les risques industriels questionnent les sociétés contemporaines à une échelle devenue mondiale, au point d'être aujourd'hui un des objets de prédilection des sciences sociales, il importe d'historiciser cette notion. Spectaculaires depuis au moins un siècle, les accidents industriels ou miniers jalonnent en effet le processus antérieur de développement économique de l'Occident. Or cette « première » histoire, mal connue, définit à bien des égards le cadre de leur perception, régulation et acceptation jusqu'à nos jours. La séquence historique abordée dans ce numéro illustre la vivacité d'une historiographie récente qui replace le risque industriel dans un ensemble non seulement technique, mais aussi économique et social, médical ou culturel. Elle permet de réunir des problématiques souvent disjointes et aide à la compréhension globale de leur émergence et de leur incidence sur la société. Dès les premiers signes de l'industrialisation, ses dangers effectifs et potentiels sont appréhendés, discutés et traités par les hommes qui les voient naître. Des dispositifs de prévention, de gestion ou de réparation sont mis en place, parfois au travers d'âpres débats et controverses.
Plusieurs lignes de force de la régulation des risques sont mis en lumière : la naissance et la consolidation des techniques assurantielles, le rôle des grands accidents dans la normalisation des dangers et la conceptualisation du risque, la transformation du droit dans un souci d'adaptation au monde industriel, la croyance récurrente dans la capacité de la technique à apporter les remèdes du futur, enfin l'intervention de l'État, tour à tour libéral et social suivant les contextes et les rapports de force. Au delà de secteurs industriels très diversifiés, d'échelles géographiques différentes, de risques hétérogènes, la cohérence de la séquence s'impose dans l'analyse d'une acclimatation progressive, sinon linéaire, du risque industriel devenu autour des années 1900 une caractéristique essentielle de l'Europe manufacturière.
Revue LE MOUVEMENT SOCIAL - Sous la direction de Thomas LE ROUX

EXISTER AU TRAVAIL - Les hommes du nucléaire
      
Dans le cadre de notre activité de travail, par quels moyens et à quel prix tentons-nous d’exister, de nous développer au milieu des autres, et de donner du sens à notre action ?
En ethnologue du monde du travail, Guy Jobert a partagé la vie et écouté longuement les agents de conduite de centrales nucléaires françaises. Il analyse comment ceux-ci explorent des voies multiples pour tenter de faire de leur travail un lieu de construction identitaire ou pour réduire les dangers qu’il fait peser sur leur équilibre. Au-delà des hommes du nucléaire, il montre que tout travailleur mène en permanence deux activités, distinctes mais totalement liées : l’une qui répond directement à sa mission productive et l’autre qui consiste à exister personnellement dans et par son travail. Ces activités demandent toutes deux compétences, efforts, invention, et sont toutes deux menacées par l’échec. L’enjeu pour le travailleur est considérable. Cette perspective confère au travail une place centrale dans la construction de la personne humaine.
Guy JOBERT - Éditions ERES

LE FACTEUR HUMAIN      
Le « facteur humain » est l’expression par laquelle les spécialistes de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l’analyse des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou les commissions d’enquête. On lui associe l’idée de faute. Paradoxalement, cette conception négative de l’intervention humaine repose sur une confiance sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines. Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l’homme au travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l’école des « human factors », dans les années 1950.
Christophe DEJOURS - Éditions PUF

L'HORREUR MANAGÉRIALE - Gérer, instrumentaliser, détruire
       
Le management, cette technologie sociale érigée en discipline scientifique par les « gourous » du rendement, coachs, consultants et autres penseurs des organisations, serait la manière la plus efficace de gérer des individus et des projets pour atteindre des objectifs. Entendez plutôt : comment obtenir toujours plus avec toujours moins de moyens. Avatar de l’économisme, c’est-à-dire de l’économie pensée comme finalité de l’activité humaine, le management entend faire de l’homme une ressource qui doit être rentabilisée le plus possible, et ce dans tous les domaines. Il s’agit de tout étudier, tout formaliser, tout programmer, tout vérifier, au nom de l’anticipation permanente, du contrôle et de l’évaluation, de la qualité et de la performance. Le management est une discipline au sens disciplinaire du terme médiocre et subtile à la fois. Médiocre car elle tente d’opérer une réduction anthropologique qui ferait de nous, corps et âmes, les instruments du profit édifié en principe existentiel. Subtile car elle est aussi bien capable de nous susurrer des mots doux que de nous presser comme des citrons, sous prétexte de favoriser notre réussite, et même notre « bonheur ».
Étienne RODIN - Éditions L’ÉCHAPPÉE

LA LUTTE CONTINUE ? - Les conflits du travail dans la France contemporaine      
À s’en tenir aux commentaires récurrents sur les mouvements de grève dans les services publics, la conflictualité du travail serait désormais cantonnée à quelques « catégories privilégiées » (cheminots en tête).  En fait, la réalité des conflits du travail en France demeure largement méconnue. Si l’intensité des grèves dans les entreprises s’est affaiblie au cours des trois dernières décennies, les conflits n’ont pas pour autant disparus du monde du travail. L’exploitation des enquêtes statistiques du ministère de l’Emploi tend même à montrer plutôt une hausse significative du nombre d’établissements touchés par des conflits sociaux entre 1998 et 2004. En mesurant les formes de conflictualité avec arrêt de travail (la grève de plus de deux jours, de moins de deux jours, le débrayage) et sans arrêt de travail (grève du zèle, refus d’heures supplémentaires, manifestations, pétitions), l’analyse permet de restituer la diversité et l’évolution des pratiques contestataires utilisées au quotidien dans les entreprises. Elle montre également comment s’articulent les formes individuelles de conflictualité (repérées par les sanctions subies par les salariés, mais aussi l’absentéisme ou les recours aux prud’hommes) et les formes collectives, et aussi comment ces registres se brouillent (par exemple, autour des refus d’heures supplémentaires). Ainsi peut-on comprendre à la fois les continuités dans la pratique de la grève et les transformations en cours, dans des secteurs marqués par différentes formes de précarité.
Sophie BEROUD, Jean-Michel DENIS, Guillaume DESAGE, Baptiste GIRAUD, Jérôme PELISSE - Éditions DU CROQUANT



RECHERCHE CGT/CERTOP : OUTILLER LES REPRESENTANTS SYNDICAUX AU CHS DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE : METHODE D'ANALYSE DES MALAISES DANS L'ORGANISATION ET FORMATION FONDEES SUR LA NOTION DE RISQUES SOCIO-ORGANISATIONNELS
L’organisation syndicale commanditaire est la Confédération générale du travail. Le responsable initial syndical de la recherche était Serge Dufour.
Cette recherche a été pilotée pour la fédération CGT des services publics par Philippe Bouvier.
Objet de la recherche
Cette recherche s’est déroulée du 1er septembre 2008 au 31 octobre 2009. Elle part du constat que ce soit en entreprise ou au sein des collectivités territoriales, les travaux du Centre d’étude et de recherche Travail, Organisation, Pouvoir (CERTOP) mettent tous en évidence l’existence de malaises au travail : il s’agit là d’une sensation de pression temporelle et de pénibilité, de conflictualité dormante et de difficulté de faire reconnaître son métier, qui engendre de l’insatisfaction, de l’inquiétude et du mécontentement. Le malaise altère notre santé sans que l’on puisse identifier une cause unique et s’en défaire aisément. Il interroge la place de l’individu dans les services, l’organisation de leur travail et le travail réalisé. Le présent projet a pour objet : l’approfondissement de l’analyse de ces malaises tels qu’ils se manifestent chez les personnes qui travaillent ; l’analyse des freins et des moteurs qui agissent sur la gestion de ces malaises au sein des comités Hygiène et sécurité (CHS) de la fonction publique territoriale (FPT). Faisant suite à un 1er travail, il a une visée plus pratique : c’est avant tout une recherche-action destinée à « outiller » les membres des CHS.
Hypothèses, méthodes, moyens
Notre hypothèse est que la prise en compte de la santé au travail est liée à la maîtrise de deux obstacles : le premier obstacle est lié à la qualification des malaises, le second à la diversité d’interprétations de ces malaises. D’une part, les malaises au travail prennent des formes diffuses, s’expriment de manière différée, sont parfois banalisés, se combinent avec d’autres difficultés de vie, et d’autre part, les raisons du mal-vivre au travail se sont déplacées vers l’amont et diversifiées au point d’être difficiles à saisir, de requérir des compétences souvent distribuées, mais rarement mises en commun. Les choix d’organisation et les modes de management réduisent de plus en plus les prérogatives des salariés et la rationalisation des moyens oriente les comportements professionnels vers des objectifs de performance. Enfin, les membres du CHS se trouvent confrontés à des difficultés d’articulation de leur « mission » au regard de la réalité qui souvent dépasse leurs attributions. Concrètement, le projet s’appuiera sur la construction d’un partenariat avec des élus Cgt des CHS de la FPT et la constitution d’un (ou de) groupe(s) de travail dit « recherche-action ». Il s’attachera à élaborer : un référentiel de formation, une grille méthodologique pour l’analyse en situation et à réaliser la formation du (ou des) groupe(s) de travail, sur un site ou deux (1er « livrable »). Il approfondira l’analyse des malaises au travail et établira des repères pour l’action des membres du CHS (2e et 3e « livrables »).
Gilbert de TERSSAC, Xavier ALBANEL, Irène GAILLARD - Rapport final - janvier 2010
CERTOP – Maison de la Recherche Université de Toulouse-Le Mirail - 5, Allées Antonio Machado - 31058 Toulouse cedex
Fédération CGT des services publics - 263 rue de Paris - Case 547 - 93515 Montreuil cedex



LES SYNDICATS FACE AUX MALAISES AU TRAVAIL DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE
QUELLE PLACE POUR LE CHS ? ETUDES DE CAS

Un projet de recherche dans le domaine de la santé au travail : se donner les moyens de comprendre pour agir (présentation du projet)
Faisant suite au 8ème Congrès Fédéral (Perpignan, 8-11 mars 2005) durant lequel vous avez manifesté un vif intérêt pour les questions relatives à la santé au travail dans la Fonction Publique Territoriale, le Collectif « Santé Travail et Action Revendicative » de la Fédération des Services Publics est à l’initiative, en étroite collaboration avec l’IRES, d’une recherche permettant de dresser un état des lieux des malaises au travail dans la FPT, de faire le point sur les enjeux de santé et de proposer des pistes pour l’action syndicale, notamment au niveau des CHS. Plus précisément, l’équipe de sociologues toulousains en charge de cette recherche (laboratoire CERTOP du CNRS), postule le rôle incontournable et irremplaçable des CHS et de ses membres dans la construction de la santé au travail. Cette recherche – qui débutera officiellement en septembre 2006 pour une durée d’un an – repose sur l’observation des difficultés rencontrées par les membres des CHS pour qualifier et pour améliorer la santé au travail. En effet, ces membres font un travail qui sera analysé en tant qu’activité de « qualification des malaises au travail » que vivent les salariés et activité « d’amélioration de la santé au travail ». Notons que la difficulté et la complexité de ses activités nécessitent une clarification de leurs conditions d’exercice. La recherche se donne comme objectif d’une part, d’analyser et de confronter les pratiques des membres des CHS avec la réalité des malaises vécus par les salariés de la FPT ; et d’autre part, de déduire de cette analyse des repères visant l’amélioration de l’outil CHS, dont on considère qu’il pourrait contribuer plus efficacement à l’amélioration de la santé au travail. Plusieurs sites de la région Midi-Pyrénées sont actuellement à l’étude. Cette recherche fera l’objet d’un rapport dont les principaux résultats seront publiés. Les membres du Collectif ne doutent pas un instant que les connaissances qui seront tirées de cette étude serviront à renforcer l’action syndicale et plus généralement à mieux prendre en compte la santé des salariés au travail.
Philippe BOUVIER et Christophe ROGER - Collectif « Santé Travail et Action Revendicative » Fédération des Services Publics CGT - 16/03/2006
Cette étude a été réalisée dans le cadre de la convention d’études (projet n°4 de 2006) conclue entre l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) « au service des organisations syndicales représentatives des travailleurs » et la Confédération générale du travail (Cgt). Cette étude est conduite sous la responsabilité scientifique de Gilbert DE TERSSAC (directeur de recherche au CNRS, CERTOP), avec Michel CATLLA (docteur en sociologie, CERTOP & Printemps) et Xavier ALBANEL (docteur en sociologie, CERTOP). Elle se déroule au sein du laboratoire de recherche de l’Université de Toulouse le Mirail : le CERTOP (Centre d’Etude et de Recherche Travail, Organisation, Pouvoir).
Rapport final février 2008












 

 
   
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